. Le traitement

            Depuis quelques années, le traitement de la leucémie myéloïde chronique a connu plusieurs révolutions dont la principale est l’avènement des thérapies ciblées, des médicaments agissant sur les signaux responsables de la croissance anarchique des cellules cancéreuses.

            Dans la leucémie myéloïde chronique, ces médicaments ciblent les cellules malades porteuses du chromosome Philadelphie et du gène bcr-abl. Ils permettent d’empêcher l’évolution de la leucémie myéloïde chronique.


            Le chef de file de ces molécules est l’imatinib (Glivec ®) qui est désormais donné en première intention depuis qu’il s’est révélé plus efficace et mieux toléré que l’interféron.

            Chez les sujets résistants au Glivec ou ne supportant pas bien ce médicament, de nouvelles molécules sont désormais disponibles comme le nilotinib (Tasigna™)  et le dasatinib (Sprycel®).

           

            Il est nécessaire de prendre le traitement de façon continue, c’est-à-dire tous les jours sans interruption.

 

. Le suivi

            Les personnes atteintes de LMC sont suivies par un hématologue, c’est à dire un médecin spécialiste des maladies du sang.

            Celui-ci programmera un suivi hebdomadaire au début, puis ensuite tous les mois, puis tous les 3 mois pendant les 2 premières années de traitement, puis si tout va bien tous les 4 à 6 mois. Ces consultations sont fondamentales pour apprécier la tolérance du traitement, et mesurer son efficacité. Elles donneront lieu à différents examens sanguins et une surveillance régulière de l’efficacité du traitement se fera sur la moelle osseuse (myélogramme et analyse des chromosomes) et le sang (mesure de bcr-abl).

            Parfois, un contrôle des concentrations du médicament dans le sang sera peut-être nécessaire  pour s’assurer du bon dosage afin d’éviter les surdosages et les sous dosages.


. Effets indésirables des traitements

            Les traitements de la LMC peuvent entraîner des effets indésirables.

 

            Notamment, l’imatinib (Glivec ®) qui est le médicament le plus utilisé actuellement, peut entraîner des crampes au niveau des jambes, ainsi que des œdèmes (gonflements de la peau), touchant notamment le visage, en particulier les paupières. Une asthénie, une prise de poids sont également parfois rapportées, ainsi que des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées), entre autres. Il est très important d’en parler à l’hématologue, car des thérapeutiques peuvent être mises en place pour contrer ces effets indésirables.